Dans la rondeur de ta cuisse j'ai découvert l'amour, des heures durant ma joue a caressé ta peau, souple et douce. Je croque dans la chaire de tes fesses, un goût suave d'orange m'emplit le palais. La courbure lascive de tes hanches m'étourdie, et contre toi je me sens chuter à une allure vertigineuse. Ferme les yeux. Curieusement je n'ai pas peur, je me retiens à la cambrure de ton dos, tout va bien. Ton ventre lisse et plein, me tourne la tête, ton coeur appelle le mien, irrésistiblement, le sens-tu? Dans l'ivresse de ta chaleur je m'imbibe de ton corps jusqu'à l'épuisement, appuyée contre ton sein arrondi, ferme et blanc terminé d'une goutte rouge, je goute ta peau tous les soirs. Elle est sucrée à cet endroit, le sais-tu ? Je voudrais me lover sur ta gorge, là, et terminer mes jours dans ton cou. Ta respiration tranquille. J'ai chaud, pose ta paume fraiche sur ma joue brûlante, calme-moi. Car lorsqu'au matin, la lumière nous effleurera, nous trouvant endormie toute les deux l'une dans l'autre, confondue, dans l'extase de ta bouche, pleine de joue, de dents et de papilles, je crierai ton nom, toi qui es la vie, la sève, la source. Ma vie, ma sève, ma source.




