"Celui qui aime la beauté humaine sera favorablement et équitablement disposé envers les deux sexes, au lieu de supposer que les hommes et les femmes différent sous le rapport de l'amour comme sous celui du vêtement."

"Celui qui aime la beauté humaine sera favorablement et équitablement disposé envers les deux sexes, au lieu de supposer que les hommes et les femmes différent sous le rapport de l'amour comme sous celui du vêtement."

Dans la rondeur de ta cuisse j'ai découvert l'amour, des heures durant ma joue a caressé ta peau, souple et douce. Je croque dans la chaire de tes fesses, un goût suave d'orange m'emplit le palais. La courbure lascive de tes hanches m'étourdie, et contre toi je me sens chuter à une allure vertigineuse. Ferme les yeux. Curieusement je n'ai pas peur, je me retiens à la cambrure de ton dos, tout va bien. Ton ventre lisse et plein, me tourne la tête, ton coeur appelle le mien, irrésistiblement, le sens-tu? Dans l'ivresse de ta chaleur je m'imbibe de ton corps jusqu'à l'épuisement, appuyée contre ton sein arrondi, ferme et blanc terminé d'une goutte rouge, je goute ta peau tous les soirs. Elle est sucrée à cet endroit, le sais-tu ? Je voudrais me lover sur ta gorge, là, et terminer mes jours dans ton cou. Ta respiration tranquille. J'ai chaud, pose ta paume fraiche sur ma joue brûlante, calme-moi. Car lorsqu'au matin, la lumière nous effleurera, nous trouvant endormie toute les deux l'une dans l'autre, confondue, dans l'extase de ta bouche, pleine de joue, de dents et de papilles, je crierai ton nom, toi qui es la vie, la sève, la source. Ma vie, ma sève, ma source.

# Posté le samedi 01 novembre 2008 19:24
Modifié le mercredi 03 décembre 2008 17:20

Il faut rentrer maintenant.

Il faut rentrer maintenant.
Tout en haut des marches en bois, j'ai contemplé la ville, sombre et froide dans la nuit elle scintille.
_____Paris vit, Paris respire, d'une lente respiration, sous moi elle exhale des parfums tristes et humides, mélancolie dans la nuit d'hiver. Je la sens là, je la vois devant moi, figée, pétrifiée dans sa brume. Avec son rideau d'arbres nus, ses rangés de bancs vides, ses fenêtres éclairées, trottoirs froids et façades mouillées _____________elle s'endort, engourdie dans la nuit d'hiver. Car la nuit tout se calme, le rythme change, la pulsation. Ecoute, ecoute-la qui s'appaise. Il me semble que si je me penchais un peu plus, par-dessus la rembarde, je pourrai la prendre dans mes bras, la tenir comme ça toute entière, et on se serrerait l'une contre l'autre, pour atténuerla solitude peut-être. Je frotterais ma joue contre son bitume rapeux, _______me piquerais aux pointes de ses réverbères. Elle, elle me caresse déja dans l'obscurité, de sa douce
exhalaison citadine. Et la seine coule en-dessous, sale, indifférente. Les lumières dansent sur l'eau, contraste de noir, vague de ténèbres, pellicule scintillante fuyant au loin, reflet perdu, défformé dans le _____courant. Quelques nuages de brume en suspension, à ras le sol, et des mots qui résonnent, en moi, ___comme l'écho d'un passé révolu. Lointain.

Le temps semble arrêté et le silence de cet instant m'oppresse. Quand le vide est trop dense et que lentement il compresse, tout, mon corps, tout, mon etre, dans l'espace. Touche le ciel, accroche-toi a un nuage, décroche-moi une étoile dans le bleu du bleu du ciel. J'ai mal au c½ur et mal de froid, et la rivière glacée, là-bas, me rappelle qu'un jour tout se noie. Dans la mer, dans les pensées, au fond d'un verre, dans les soirées...
Je me rappelle, ce spectacle autrefois m'était inaccessible, mais ce soir je m'éveille enfin, d'un sommeil trop long qui m'a privé de mes sens. Car j'ai décidé d'aller, seule, me perdre quelque part, et d'oublier enfin ce qui use et ruse mon esprit depuis trop longtemps.

Chaque inspiration me brule les poumons.
Il fait si froid.


Il faut rentrer maintenant.
# Posté le vendredi 31 octobre 2008 08:42
Modifié le mercredi 03 décembre 2008 17:59

.doute.

.doute.










Live
Live long
See his face
In everyone
And turn
Turn the page
Start again
Change your name
If words could kill
Id spell out your name
# Posté le samedi 27 septembre 2008 20:43
Modifié le lundi 27 octobre 2008 17:25

.Toutes ces fois.

.Toutes ces fois.
Tu as cherché du réconfort auprès des mauvaises personnes. Tu as eu le sentiment de t'être fait avoir, tu as eu la haine au coeur, contre ceux qui t'avaient blessé, labouré le coeur, la tete. Contre ceux qui t'avaient menti, trahi. Tu t'es trouvé désabusé par ces gens, par la vie qui ne tourne pas rond, déçue par toi-même, de ne pas avoir su déceler la vérité, de ne pas avoir su tenir debout toute seule.
Tu as souri mais tu voulais pleurer. Tes yeux sont restés rouges, tes joues mouillées longtemps, trop longtemps. Tu as cru mourir de tristesse, tu aurais voulu qu'on t'éventre, qu'on te crève sur place, cet abcès de chagrin insupportable, qu'on te retire cette douleur qui te rongeait et
cent fois tu as eu le sentiment de t'écrouler, de tomber plus bas, toujours plus bas. Que tu ne pourrais jamais te relever.
Puis tu as eu ce dernier sursaut, ce dernier haut le coeur. Tu as réussi à vomir ce ver qui te détruisait, tu as vu les gens autour qui te tendaient la main, tu en as saisi quelques unes, petit à petit. Puis tu as pardonné, encore une fois, parceque tu n'aimes pas garder trop de lourdeur sur l'esprit, tu ne supportes pas la rancoeur.
# Posté le mercredi 17 septembre 2008 16:46
Modifié le dimanche 21 septembre 2008 15:41

ELLE SE NOYA DANS UN VERRE D'EAU

Le temps nous éloigne, nous projète dans des sphères qui ne se touchent pas, ne se frolent même pas, étrangères l'une à l'autre. Il nous trimbale tant bien que mal, plus ou moins bien, plutôt moins que plus, il nous tire et nous étire, nous tend et nous détend, nous rapproche quelques instants pour mieux nous séparer a jamais. Bonheur illusoire d'une soirée. Qui ne devrait jamais s'arrêter.
Et moi j'ai peur, parceque je les sens m'échapper, me glisser entre les doigts, j'ai beau les resserer rien n'y fait. J'ai tant besoin de les sentir contre moi, tous autour de moi, tous serrés. Moi au milieux. Blottie. Parceque c'est comme ça la vie, c'est si bon d'être entourée de la foule, comme un petit cocon, un petit blouson, j'en ai besoin. Mais je le vois s'étioler au fur et à mesure mon petit blouson, et j'ai l'impression de me retrouver toute nue, les gens éparpillés tout partout, j'ai froid.
Et moi j'ai peur parcequ'il n'y a absolument rien que je puisse faire. Je voudrais pouvoir resserer les distances avec mes bras pour ramener les gens vers moi, de toutes mes forces. Entendez-moi, écoutez-moi, rassurez-moi dans vos bras, une main dans mes cheveux, dites-moi que je sentirai encore votre souffle dans le creux de mon oreil, pour longtemps encore, très longtemps.
ELLE SE NOYA DANS UN VERRE D'EAU
# Posté le samedi 13 septembre 2008 09:17
Modifié le lundi 15 septembre 2008 14:54